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la psychotherapie - de quoi ca parle

Pour que l'amour ne soit pas une guerre de plus !

par Claire Sibille

publié dans La psychothérapie - de quoi ça parle , Cette société - c'est la notre ! , Des livres profonds ... comme une psychothérapie !

Faisons l'amour, pas la guerre ?
Sexe et adolescence : marées hautes et tsunamis ...

Vendredi, à la librairie L'Escapade, nous avons échangé autour de la sexualité des ados.
Quels que soient les milieux et les classes sociales où nous intervenons en tant que psys, éducateurs ou travailleurs sociaux, il semblerait que les hormones, l'ignorance sexuelle, les réseaux sociaux et la violence masculiniste n'aient pas de frontières. L'éducation à la sexualité, au consentement, au lien entre les émotions et le corps, à l'acceptation de la différence doit être bien plus présente dans nos relations d'adultes, et dans le soutien éducatif que nous apportons à nos enfants.

Le Patriarcat et le "masculin toxique" bousillent allègrement le vivant, le féminin, l'enfance depuis des lustres. Et oui je dis le féminin parce qu'il y a nombre de femmes qui soutiennent ce système, souvent par fragilité et impuissance, parfois par habitude, mais parfois volontairement , et il y a heureusement de plus en plus d'hommes qui essaient de s'en guérir. Et la présence d'hommes féministes ou simplement humains, peuvent faire la différence dans un milieu socio-éducatif ultra-féminisé.

Mais c'est long, bien trop long pour les victimes, et peut-être pour la nature et l'humanité. Il faut se battre comme on peut, chacun.e dans son domaine de créativité. Le récent débat sur l'écriture inclusive que j'ai relayé dans ce blog est un bon exemple de la haine que peut susciter encore toute tentative de réflexion sur un objet de pouvoir patriarcal, en l'occurrence la langue française. J'ai été souvent estomaquée par cette haine venant parfois de psys, universitaires et autres « penseur.es ».
Dans mon travail de psy indépendante, j'ai accompagné des victimes d'incestes, de viols, toutes sortes de viols, conjugaux, entre adultes, entre beaucoup d'adultes, d'adultes sur ados ou enfants, d'ados sur ados ou enfants, d'abus sexuels, de violences homophobes, de harcèlement. Je me concentre ici sur l'adolescence.

Combien de jeune filles, tombées dans le piège de se croire amoureuses, se retrouvent nues sur les réseaux sociaux de leur « crush » ?
Combien se font traiter de p...s non seulement par des copains frustrés mais aussi par des rivales qui n'ont pas encore choisi la sororité comme arme de combat?
Combien se font agresser par un autre ado, cousin, fils d'un ami, dans une fête de famille supposée sécure?
Combien n'arrivent pas à faire reconnaître par la justice les viols incestueux à répétition dont elles ont été victimes, parce que « c'est trop tard pour trouver des traces » ?
J'ai rencontré quelques victimes masculines, mais, à l'exception de deux mères incestueuses, l'agresseur était toujours un homme.

J'arrête là ?
N'oublions pas les autres, les timides, les impuissants, celles et ceux à qui ça fait peur le sexe, celles et ceux qui ne savent pas si ça va leur arriver un jour, et s'ils sont normaux.les, parce qu'ils n'ont pas encore "pecho une meuf", un "keum", à 12, 14 ou 18 ans.
Et si je sors de l'héteronorme, je n'en finis plus.
Ça déborde. Comme les chiffres qui nous assaillent tous les jours mais qu'il faut répéter, Journée internationale des droits de l'enfant, journée de la lutte contre les violences sexuelles faites aux enfants, rapport de la CIVISE sur l'inceste, les chiffres sont effarants et montrent, parmi d'autres actualités, à quel point notre humanité va mal.J'ai voulu rendre compte de ces expériences dans le recueil que j'ai écrit autour de toutes ces situations, « Juste un (très) mauvais moment à passer ».
Car il faut continuer à parler, écrire, faire lire autour de ces thèmes, et plus largement autour de la violence systémique engendrée par le patriarcat. On en voit la destructivité galopante, du berceau jusqu'à la tombe, qui vient bien vite pour certains. Elle détruit aussi bien l'humanité que la Nature.
On ne peut pas faire grand chose face à l'état du monde, mais il faut le faire.
Là où l'on peut.
C'est possible.

Alors témoignons, écrivons, marchons ensemble, c'est déjà ça. C'est essentiel pour prendre le virage serré, non pas qui nous attend, mais dans lequel nous sommes déjà !

Je vous partage ci-après quelques questionnements qui nous ont animés lors de la soirée de vendredi dernier, quelques images réjouissantes aussi, de partage et d'échanges. Et très vite, je reviens vers vous avec des réflexions sur l'écriture résiliente, et deux projets d'ateliers, un bénévole et accessible à tout le monde, l'autre plus thérapeutique et approfondi.

 

Faisons que l'amour ne soit pas une guerre de plus.

 

Pour que l'amour ne soit pas une guerre de plus !

Je vous partage ci-après quelques questionnements qui nous ont animés lors de la soirée de vendredi dernier, quelques images réjouissantes aussi, de partage et d'échanges.

Et très vite, je reviens vers vous avec des réflexions sur l'écriture résiliente, et deux projets d'ateliers, un bénévole et accessible à tout le monde, l'autre plus thérapeutique et approfondi.

Un diaporama sur la soirée de dédicaces et les questions abordées.
Un diaporama sur la soirée de dédicaces et les questions abordées.
Un diaporama sur la soirée de dédicaces et les questions abordées.
Un diaporama sur la soirée de dédicaces et les questions abordées.
Un diaporama sur la soirée de dédicaces et les questions abordées.
Un diaporama sur la soirée de dédicaces et les questions abordées.

Un diaporama sur la soirée de dédicaces et les questions abordées.

Disponible à l'Escapade, à l'Escampette, et partout en ligne.

Disponible à l'Escapade, à l'Escampette, et partout en ligne.

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Se réinventer, le but d’une psychothérapie ?

par Claire Sibille

publié dans Cette société - c'est la notre ! , Ecothérapie , Je suis psy mais je me soigne ! , La psychothérapie - de quoi ça parle

Se réinventer, le but d’une psychothérapie ?

Vœux 2023 et Projets après l'image

L’enfant s’invente et se réinvente dans le jeu, l’imaginaire, l’apprentissage, les relations avec sa famille puis ses amis. L’adolescent rajoute la sexualité active et la rencontre de l’autre, du différent, et, si tout va bien, qu’il n’est pas trop figé par un traumatisme ou un écran, un mode d’expression créatif et des engagements idéalistes, un besoin de se réaliser. Que reste-t-il de cela chez l’adulte ?

Tous les domaines que j’ai cités sont des clés pour rester vivant, mais aussi se transformer, s’épanouir, loin du temps social contraint que l’on veut nous imposer encore et toujours pour nourrir le plus petit nombre. Les charges mentales et émotionnelles sont devenues ces dernières années des concepts à la mode, sans que pour autant la situation se transforme. C’est dit, mais cela ne change rien. Au contraire. Car dans notre mentalité moderne, entretenir le monde n’est pas un travail. C’est un après-travail obligatoire, en très grand partie en charge des femmes, même si beaucoup d’hommes les rejoignent. Un après-travail non reconnu, non payé, non valorisé et extrêmement chronophage. Quand on arrête d’entretenir le monde c’est le chaos. Le désordre dans la maison, dans l’humanité, sur la planète Terre.

Je vois beaucoup de gens révoltés par ce temps contraint dans mon travail de thérapeute. Ils aspirent à la liberté comme un poisson sur le bord de la rivière aspire à retourner dans l’eau. Et ils ont le courage de chercher en eux les ressources pour la trouver. Bravo, car avec la révolution quand même, c’est la seule solution…

Leur temps pris par les traumatismes, la souffrance, le désir ou l’emprise de l’autre, ils veulent le récupérer pour eux. Pour se réinventer et réinventer le monde autour d’eux. Le récupérer pour en faire un temps de jeu, d’imaginaire, de créativité, d’amour incarné.

Ces personnes, quand elles décident de faire une psychothérapie, ont souvent au départ une faible estime d’elles-mêmes. La société actuelle, encore, leur fait facilement croire qu’ils sont faibles, fragiles, voire narcissiques. Qu’une bonne guerre leur remettrait mieux les idées en place qu’un divan de psy. Et c’est vrai que l’alternative pour se fuir soi-même, fuir sa souffrance et ses traumatismes, très utilisée dans le monde, c’est le pouvoir et la violence. Mais ils ont fait un choix beaucoup plus courageux. Faire le ménage dans leur propre maison plutôt que d’exporter leurs déchets dans des décharges à ciel ouvert le plus loin possible, invisibles. Ou encore de les projeter sur leurs proches aimants, en particulier leurs enfants, leur conjoint, les personnes qui dépendent d'eux.

En faisant ce choix ils acceptent de se confronter aux manques de leur histoire, et aux traumatismes non résolus, accumulés comme des moutons sous le lit pour nourrir les cauchemars et les insomnies. C’est difficile. Mais la conscience du manque est la clé de la mise en mouvement et de la transformation. La satiété est la maladie chronique de notre société de consommation, y compris dans son absence, chez ceux qui n’ont rien et ne peuvent que subir le poids de ceux qui ont tout.

La souffrance partagée, affrontée, est vecteur de conscience et de changement, les philosophes nous le disent depuis toujours, et maintenant les neurosciences.

Alors il est peut-être temps, cher adulte, de faire un arrêt sur image. Je suis touchée d’accompagner tant d’adolescents et d’enfants qui osent faire ce que tant d’adultes n’osent pas. Se confronter à leurs émotions difficiles, aux blessures qu’ils ont subies. C’est pourtant la seule solution pour libérer de la place et récupérer le temps qui vous a été volé, peut-être sans mauvaise intention, peut-être pour survivre, peut-être par quelqu’un qui a lui-même été dépouillé. Peu importe.

Il est temps de récupérer votre bien le plus précieux.

Pour vous réinventer. Et inventer un nouveau monde, mieux entretenu.

 

 

 
Se réinventer, le but d’une psychothérapie ?
Des remerciements, des vœux et des projets pour 2023...
Merci à toutes les personnes qui me font confiance pour les accompagner un bout de chemin, que ce soit par la psychothérapie ou la lecture de mes livres et articles, ou les deux !
Vos retours chaleureux, souvent enthousiastes, sont une bénédiction, au sens étymologique, une parole qui fait du bien.
Et je tiens à préciser que cet article écrit pour vous encourager n'est en aucun cas de la pub personnelle car je suis complète pour un bout de temps, sauf pour les enfants et les ados où j'ai parfois un créneau.
2022 a été une année dense et riche, parfois très éprouvante, mais toujours féconde.
J'espère qu'il en a été de même pour vous.
J'ai envie de partager avec vous trois projets, parmi les nombreux qui me tiennent à cœur pour 2023 :
1) Un atelier d'écriture thérapeutique : ÉCRIRE POUR TOURNER LA PAGE, consacré à la transformation des traumatismes et souffrances en ressources, ainsi qu'au contact avec la créativité permanente de notre enfant intérieur.
Ce premier atelier d'écriture ne sera ouvert qu'à 8 personnes et se passera essentiellement en visio avec une journée en présentiel en fonction de la localisation des participants.
2) La parution au Printemps, je l'espère, d'un recueil de textes et dessins collectif que je coordonne au profit de la biodiversité, tous les bénéfices seront reversés à l'association Animal Cross.
3) La parution, je l'espère aussi, du premier tome de ma trilogie policière consacrée aux souffrances psychosociales de notre époque et mettant une équipe de policiers atypiques autour d'une commissaire... écoféministe suivant une psychothérapie...
Pour être tenus au courant, n'hésitez pas à vous abonner à mon blog.
Chaleureusement, que l'année vous soit propice.
Les traumatismes de l'enfance, comment en sortir ? Pour savoir si vous êtes concerné par le temps volé...

Les traumatismes de l'enfance, comment en sortir ? Pour savoir si vous êtes concerné par le temps volé...

La République des Pyrénées. Livre en ligne et dans vos librairies sur commande ou localement.

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